Sans papiers : la mobilisation continue !
Ce samedi, fortes mobilisations pour la régularisation des personnes sans papiers. En début d’après midi, à l’Appel de l’Unef, c’est toute la rue de Grenelle qui était bloquée pour exiger la régularisation des étudiants sans papiers. Les militants de l’Unef avaient bien réussi leur mobilisation. Eric Coquerel tête de liste « Ensemble pour des régions à Gauche » impulsées par le Front de gauche s’est exprimé au micro pour dénoncer l’exploitation des travailleurs sans droits, la nécessité de permettre à toutes et tous de pouvoir étudier. Après avoir dénoncé la politique gouvernementale en la matière, il a défendu l’ambition portée par la liste qu’il conduit de soutenir sans relâche les mobilisations des sans papiers « Décrétons demain les régions hors zone d’expulsions ! ». Mais très vite, il faut repartir.
Une manifestation est aussi prévue dans le 20e afin d’apporter le soutien aux grévistes sans papiers des différents sites de grève du 19ème et du 20ème. J’aime ces manifs qui traversent les rues populaires du 20e. Les habitant-e-s aux fenêtres nous applaudissent, les passants discutent, les gens réagissent.
Ménilmontant. On est arrivé. Un camarade gréviste de la Porte des Lilas me passe le micro. A mon tour de saluer le courage, la dignité des grévistes. ces travailleuses et travailleurs qui participent à la richesse nationale et que l’on condamne à l’exploitation sans droit. « Que les régions exigent des entreprises avec lesquelles elles sont en marché, qu’elles fassent les démarches CERFA, 1ère étape pour la régularisation par le travail. sous peine de rupture du marché, d’arrêt de toutes subventions ». Après ces prises de parole, Riton la manivelle nous chante les chansons populaires. Les grévistes, de nationalité malienne en majorité, découvrent les chansons. Ca rigole, ça chante, ça réfléchit et ça discute. Plus tard en début de soirée 2 concerts seront donnés. Un dans le 20e et un autre à la rue du regard dans le 14ème. Les nombreux grévistes du bâtiment qui occupent ce lieu sont menacés d’expulsion il s’agit du Faf-Sab, au 8 de la rue du Regard, n’hésitez pas à y passer si vous pouvez pour leur exprimer votre soutien. Dans ce combat, c’est également la reconnaissance du droit de grève des travailleurs sans papiers qui est en cause ! Parmi les nombreux locaux que les grévistes occupent, depuis le 12 octobre, 50 sites ont déjà été évacués par la police. Ne les laissons pas évacuer la rue du regard !

