Avec Eric Coquerel, tête de liste sur Paris de « Ensemble pour des Régions à gauche », j’ai participé au rassemblement et à l’action « barbouillage » des militants antipub. « Les Déboulonneurs » ont barbouillé ce soir quatre grands panneaux près de l’Opéra à Paris, sous le regard des forces de l’ordre qui ont ensuite interpellé cinq personnes dans le calme.
Les militants, d’abord rassemblés au pied de l’Opéra Garnier brandissaient des pancartes pour la « libération de l’espace public », exigeant la limitation des panneaux publicitaires dans les villes en fonction du nombre d’habitant-e-s et réduisant leur taille à 50X70 (taille des panneaux associatifs…)
Se sont enchaînés quelques prises de parole de l’association, précisant l’enjeu de la bataille contre le matraquage publicitaire, expliquant la démarche pacifique de désobéissance civile, infirmant sur le procès qui aura lieu le 12 mars prochain de militants anti-pub. Eric et moi étions les seuls représentants de parti politique. La prise de parole d’Eric a été très appréciée.
Pour le Parti de Gauche, nous nous devons de nous engager contre cette domination culturelle du tout publicitaire, ce matraquage de la société de consommation qui aliène nos consciences, réduit les citoyens au rôle de consommateurs.
La bataille contre le système capitaliste productiviste, avec ses enjeux écologiques et sociaux, passe également par la bataille culturelle pour l’émancipation contre l’agression publicitaire.
Au Conseil de Paris, avec le groupe communiste et des élu-e-s du parti de Gauche j’avais relayé le combat des anti-pubs contre les panneaux « intelligents » que la RATP envisageait de mettre dans le métro. Des panneaux équipés de caméra qui devaient analyser où se posaient les regards des passants sur la pub et faire une enquête marketing de grande ampleur à l’insu de toutes et tous. Les images filmées auraient de plus constitué une atteinte à nos libertés. Ces panneaux auraient pu également envoyer grâce au bluetooth des pubs sur nos portables ! la bataille juridique des anti pubs leur avait donné raison.
Après les prises de parole, nous avons ensuite emprunté à pied le boulevard des Italiens (IXe arrondissement), accompagnés d’une musique de bal musette et escortés par des policiers.
Sur des panneaux déroulants éclairés, cinq militant-e-s ont écrit à la bombe des inscriptions contre le matraquage publicitaire et exigeant cette réduction en taille des panneaux. Dommage, je n’avais pas mon appareil photo pour vous faire partager toute l’action mais elles seront sans doute très bientôt disponibles sur le site des déboulonneurs.
